Archives mensuelles : septembre 2016

Reprendre ses repères

Ca fait maintenant un peu plus de 10 jours qu’on l’on est installées dans notre appartement, on a même commencé à faire un peu de déco. C’est finalement assez étrange de retourner ici, quelques choses ont choses, pas tant que ça, mais le fait que les personnes avec qui on était il y a 2 ans ne soient plus là, ça fait très bizarre. Rajoutez à ça le fait que les lieux dans lesquels on allait ont changé et évolué aussi, c’est un peu destabilisant.

Je trouve ça très bien que Riga ai changé, ça me fait très plaisir. La ville s’est développée, il y a de plus en plus de petits cafés et de petites boutiques, il y a aussi plus de monde dans la rue et quand on sort le soir. On découvre de nouveaux endroits très mignons et on redécouvre ceux dans lesquels on avait l’habitude d’aller. Il y a aussi un peu plus d’art qu’avant, les jeunes s’affirment un peu plus et on leur laisse amener leurs nouveautés et leurs idées, je le ressens comme ça.

Riga a beaucoup de potentiel, et pour l’instant la ville évolue très bien.

Premiers jours de cours et appartement

Lundi dernier nous avons eu nos premiers cours, au passage nos cours ne devaient pas commencer avant le 9 ou le 15 septembre, heureusement que l’on est arrivée plus tôt. Les cours sont différents mais les lieux sont les mêmes, c’est un peu bizarre. Concrètement on va avoir un premier semestre assez chargé en termes de cours et un deuxième semestre très léger mais par contre on devra rédiger notre mémoire de Bachelor (50-100 pages) donc ça va être plus difficile mais on pourra gérer notre emploi du temps comme on veut.

On a aussi déjà des problèmes avec l’emploi du temps la coordinatrice Erasmus qui doit s’occuper de nous… Il faut rester positif ça va sûrement s’arranger.

Depuis que l’on est arrivée avec Axelle notre seul objectif c’est de trouver un appartement. On a visité de tout, des taudis insalubres aux appartements de luxes mais ça a été très compliqué de trouver un appartement qui correspondait à ce que l’on cherchait : quelque chose de propre et simple. Il faut aussi rajouter à ça que les prix ont été tirés vers le haut artificiellement par les agences et que l’on ne veut pas payer trop cher. Finalement on a fini par trouver ce que l’on voulait, un peu excentré du centre-ville mais ça nous fera marcher c’est mieux. L’appartement est assez grand, avec un super salon lumineux. On a commencé à s’installer, avant-hier on est allé faire quelques courses de fournitures et hier on est allé faire des courses de provisions. On s’installe doucement mais sûrement.

Le grand retour

Comme vous devez sûrement déjà le savoir, cette année je retourne à Riga pendant 1 an. Cette fois, j’ai essayé de mieux m’organiser mieux que d’habitude pour l’organisation de mon départ, sauf que j’ai repoussé le plus possible et donc mon voyage jusqu’à Riga fut pour le moins extravagant. J’ai volé avec Vueling, et de fait je suis passée par Barcelone, pas par plaisir bien sûr, mais parce que c’était le moins cher (bon et aussi un peu parce qu’en bonus c’était rigolo). J’ai décollé de Bordeaux vendredi 2 septembre à 18h, pour arrive à Barcelone vers 20h et redécoller à 00h (enfin 1h puisqu’on a eu du retard, on ne pouvait pas atterrir à Riga) et arriver à 5h du matin à Riga, voilà voilà. J’ai aussi fait envoyer ma valise par une compagnie qui s’occupe d’envoyer les bagages à l’étranger et avec laquelle ça me revenait moins cher, et surtout avec laquelle je pouvais emmener 30 kg dans ma valise. Le départ de Bordeaux fut un peu difficile, c’est la première fois que je passe autant de temps à Bordeaux entre 2 expatriations. Mais bon, comme je retournais à Riga tout allait bien.

À mon arrivée à Riga j’ai un peu dormi à l’aéroport et puis j’ai pris le bus pour rejoindre le centre-ville, et même à 6h30-7h du matin il y a des gens qui sentent l’alcool dans le bus, c’est génialement anormal. Je suis arrivée vers 7h30 dans la vieille ville et personne n’était encore levé, par contre il restait des gens qui ne s’étaient pas couchés, comme d’habitude. Je suis allée à mon hostel pour déposer mon gros sac de rando. Je ne pouvais pas m’installer à l’hostel avant 13h, du coup je suis repartie dans le centre-ville pour m’installer dans un café. J’ai mangé le midi avec un copain de KEDGE et j’ai retrouvé ma coloc Axelle qui avait booké l’hostel vers 13-14h et nous avons enfin récupéré les clefs de notre chambre.

C’est en entrant dans la chambre que nous avons découvert qu’en fait nous allions habiter dans un taudis insalubre avec 1 salle de bain pour 15 chambres… Heureusement Axelle avait pris des draps et on a pu à peu près arranger le lieu. Du coup nous sommes assez vite ressorties pour passer à l’attaque et trouver un appart. Ça a été notre plus grande activité du week-end. Nous avons globalement passé tout le week-end à nous promener dans la ville qui nous avait manquée, chercher et visiter des apparts et revoir de vieux copains.

C’est étrange de revenir à Riga, mais ça me plaisir, je me dis que c’est le seul endroit depuis 1 an et demi et 3 lieux de vie différents où je me sens vraiment chez moi. Ce qui est le plus bizarre c’est que même si je suis ici avec Axelle il n’y plus tous nos autres copains, mais pas d’inquiétude on va s’en faire de nouveau et certains sont toujours là. Je suis vraiment contente d’être à Riga. La ville est toujours aussi belle et pleine de positivité, ça va être très sympa ces 1 an.

Le dur retour à la réalité

En rentrant du Cambodge, c’était loin d’être la première fois que je me retrouvais dépaysée comme ça en rentrant en France, à la différence que cette fois j’ai mis beaucoup plus de temps à me réadapter. D’habitude je mets quelques jours à m’habituer à ce changement d’environnement, plus ou moins de buildings, des Français partout, etc. Sauf que cette fois mon problème n’a pas été de type « décor », mais plutôt du type conscience. J’ai eu très longtemps l’impression que personne ne comprenait ce qu’il se passait en Asie du Sud Est et que les gens n’en avaient en plus de ça rien à faire. Je voyais des gens se promener dans la rue et faire comme si tout allait bien alors qu’à 10h de vol d’ici, et 3-4 pour l’Afrique il y a des gens qui meurent de faim, avec es gouvernements bancales, des gens qui ont besoin qu’on les aide, et nous on est bien tranquillement dans nos pays occidentalisés et on s’en fiche. Au tout début je m’en suis beaucoup voulu, et après pendant longtemps j’en ai voulu aux autres de ne pas comprendre et de ne pas réaliser, et je leur en veux toujours un peu d’ailleurs. Revenir d’un pays pauvre et profondément différent comme le Cambodge, c’est très compliqué. Je pense que le Cambodge à la différence de la Lettonie et des États-Unis avec quelque chose de très particulier que je n’oublierais jamais.