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Copenhaguen

Ce week-end, j’ai décidé de partir à Copenhague! J’y étais déjà allée quand j’étais en 3ème, en échange scolaire, mais je voulais y retourner.

J’ai atterri vendredi en fin d’après-midi à Copenhague et j’ai pris le tram/métro jusqu’au centre-ville pour aller à l’auberge. Mon auberge était située dans l’hyper centre de Copenhague, pour éviter d’avoir plein de frais de transport. Arrivée à l’auberge, j’ai déposé mes affaires et puis avec d’autres personnes de ma chambre on est allé se promener dans Copenhague, puis on a cherché où manger. Il faisait déjà nuit, du coup ça a été assez difficile de vraiment se faire une idée pour le moment de la ville, par contre en regardant le prix des restaurants on a pu se faire une idée des prix : absolument extrêmement chers voilà. Après avoir beaucoup savouré nos hamburgers on est rentré à l’auberge, puis on a passé la soirée au bar de l’auberge à discuter, plutôt sympa. On ne s’est pas couché trop tard, car le lendemain on voulait faire le free walking tour qui partait à 10h45 de l’auberge.

Samedi, je me suis réveillée vers 9h30, du coup j’ai décidé de partir me promener un peu avant le walking tour, pour commencer à « m’imprégner » de la ville, et aussi m’acheter un truc pour le petit dèj. Vers 10h40 j’étais de retour à l’hôtel, prête pour partir à 10h45. Le tour a quand même duré 2h30, mais on a appris plein de choses sur Copenhague, et notamment que globalement la ville a « burn down » au moins 5 ou 6 fois, du coup petit à petit tout a été construit pour permettre un meilleur accès aux camions de pompiers et éviter le plus possible les feux. De manière plus générale, la ville est née autour de l’an 1000, et a vu passer pas mal de roi et de reines, une révolution, les nazis, pour devenir aujourd’hui la Copenhague que l’on connaît. Copenhague s’est beaucoup développé grâce au commerce maritime, et aussi grâce à la bière (Carlsberg est une bière danoise!).

La révolution de Copenhague, qui il me semble a eu lieu sous Frédéric VII, est assez rigolote (de ce que le guide en a raconté). Il paraîtrait qu’influencés par le mouvement des lumières, les révolutionnaires aient décidé de se rejoindre au pub pour décider de mener une révolution, et passant la nuit au pub pour s’organiser, ce sont réveillés le lendemain avec une jolie gueule de bois. Lorsqu’ils sont entrés dans le Palais Royal pour renverser le roi, celui-ci, ayant eu vent de ce qu’il se passait, avait de lui même renvoyé tous ces « ministres » et écrit une constitution pendant la nuit. Je ne sais pas si l’histoire est romancée ou pas, probablement, mais en tout cas elle a le mérite d’être assez amusante.

La famille royale danoise, qui vit dans le centre historique de la ville, essaye le plus possible d’avoir une vie normale. Les enfants vont à l’école publique, les membres de la famille royale font du vélo dans ville, etc. Les danois respectent beaucoup leur vie privée, il n’y a pas de paparazzi pour vélos des photos, et même les danois eux-mêmes font attention.

Quand la visite a été finie, on s’est promené dans la ville et on en a profité pour manger avant notre deuxième tour.

Vers 15h on s’est donc tous retrouvée pour le 2ème walking tour qui cette fois allait sur l’île Christianshavn et en Christiania. Cette île a été développée par le Roi Christian, et c’est aussi là que se situe the free town of Christiana qui est plus ou moins un état indépendant qui regroupe une communauté un peu hippie libertaire qui était historiquement constituée de squatteurs et où il est aujourd’hui plus ou moins légal d’acheter et de fumer du cannabis (grande attraction touristique). Ça ressemble en fait à une sorte de squat géant autonome, mais le concept est assez intéressant. À côté de ça, l’île Christianshavn est un quartier plutôt hype dans lequel se trouve principalement des immeubles à l’architecture très moderne dans le style scandinave, et un énorme hall où l’on se regroupe plein de foodtruck, plutôt sympa. À la fin de notre visite, on était absolument gelé, du coup on a décidé de rentrer à l’auberge. Et on a profité pour dîner là-bas. Et puis pour y passer la soirée aussi, mais cette fois on s’est vraiment couché assez tôt parce que l’on était plutôt fatigués d’avoir passé la journée dehors dans le froid à marcher.

Dimanche, on s’est levé pas trop tard et on a pris le petit dèj à l’auberge, puis on est parti pour une grande promenade dans la ville. On a visité la partie est et nord de la ville, dont le Jardin botanique, au moment d’une averse, timing parfait, puis en passant par le château on est allé voir… la petite sirène!! Que je n’avais pas vu la dernière fois que j’étais venue à Copenhague puisqu’elle avait été déplacée au pavillon danois pour l’exposition universelle de Shanghaï. Et bien, bah, comment dire, c’est une belle sirène toute petite n’est-ce pas. On remerciera Anderson pour son très jolie compte, dont l’histoire est bien moins belle que celle de Walt Disney puisque la petite sirène ne trouve jamais l’amour, et on remerciera le fils de Mr Carlsberg d’avoir offert cette statue à la ville de Copenhague, mais bon voilà hein. Ensuite, un peu déçus, mais pas découragés, on a décidé d’aller voir ce fameux food court, et on s’est posé là bas un petit peu, puis on est retourné dans le « port » pour prendre le bateau et faire un petit tour sur les canaux. Les canaux de Copenhague ne valent pas ceux d’Amsterdam, mais sont quand même sympas. Ensuite, comme on était absolument gelé on a décidé d’aller se réchauffer dans un café, puis on a fait une très grosse promenade pour rentrer à l’auberge. Le soir, on a passé la soirée tous ensemble vu que c’était notre dernière soirée et que vraiment on s’était super bien entendus.

Lundi matin on a eu un peu de mal à se lever, mais on a quand même réussi à aller visiter le City Hall, l’équivalent de la mairie, avant que j’aille prend mon avion direction retour à Riga.

Ce voyage à Copenhague a été vraiment sympa, j’ai beaucoup aimé y retourner, même si quand même les prix sont beaucoup trop élevés. Autre avantage non négligeable, les danois sont un peu comme les Néerlandais et manger vegan au Danemark c’est plutôt facile, et ça j’aime beaucoup.

Journey en Europe (part. 5)

Le vendredi je me suis promenée dans une autre partie de la ville, j’ai en fait accompagné Thomas du côté de la cathédrale Saint Ludmila et des 2 gros parcs qui sont plus à l’Est et qui ont la vue sur la partie est de Prague. C’est un des quartiers riches de Prague et les bâtiments sont typés Art moderne c’est assez joli. La vue sur l’est de Prague est assez impressionnante. Dans l’un des deux parcs il y a aussi une sorte de fontaine/château d’eau design assez improbable, plutôt amusant. Et en me promenant, je suis aussi tombée sur l’ambassade de Lettonie, improbable. J’ai ensuite filé à la poste pour acheter des timbres et puis on a mangé une dernière fois au restaurant vietnamien. Je suis ensuite repassée à la maison pour faire mon sac puisque je partais le soir même, et Thomas m’a accompagné jusqu’au métro. J’étais un peu triste de partir.

J’ai ensuite rejoint la station de bus et j’ai pris mon bus pour… Varsovie! En fait depuis Prague, prendre l’avion pour Riga coûte très cher, et du coup j’ai décidé de rentrer par Varsovie, vu que j’ai des copines qui habitent là-bas. Du coup je suis partie vers 21h45 de Prague et je suis arrivée vers 6h00 à Varsovie. Le voyage a été très long parce que je n’ai quasiment pas dormi, la personne assise derrière moi tapait comme un benêt sur son écran tactile et donc me réveillait toutes les 5 minutes. L’arrivée à Varsovie a été aussi une épreuve, le bus arrivait dans un endroit perdu de Varsovie et j’ai passé 30 minutes à essayer de comprendre comment marchaient les transports publics pour prendre le bus jusqu’au centre, mais impossible de comprendre. Du coup j’ai fini par prendre le train, puisque l’on était à une gare, et que je n’avais tout simplement pas d’autre choix. Une fois arrivée à Centralna, la gare Centrale de Varsovie, j’ai enfin retrouvé mes repères et je suis partie en direction de chez Kim, chez qui je devais poser mes affaires pour la journée. Une fois arrivée, vers quand même 7h du matin, je me suis en fait recouchée dans le canapé parce que vu que je n’avais quasiment pas dormi de la nuit j’étais totalement épuisée.

On s’est re réveillées vers 11h, et on est allé bruncher, parce que je brunche 1 fois par week-end, c’est une règle. On est allées à Bazar Kocha, où j’ai retrouvé plein d’autres copines de KEDGE, et certaines que je n’avais pas vues depuis 2 ans quasiment. Ça m’a fait plaisirs de les revoir et de voir que tout se passait bien pour elles à Varsovie et avant pendant leurs stages. Ensuite avec Kim et une autre copine on a décidé d’aller se promener dans une sorte de marché vegan/bio (Kim est encore plus fan de nourriture que moi), c’était plutôt sympa et assez rigolo de voir les différents produits qu’ils proposaient. On est ensuite repassée chez Kim, pour que je récupère mon sac et que je charge mon téléphone. Et le soir on est allé dîner à Zapiecek, un restaurant typique polonais, où l’on a mangé des pierogis (des dumplings), et j’adoooore les dumplings. Et puis Kim m’a raccompagnée à mon arrêt de bus où j’ai pris le bus direction Riga (enfin!).

Journey en Europe (part. 4)

Je suis arrivée à Prague vers 21h le lundi, et là les aventures ont commencé. Déjà il a fallu que je prenne un ticket de bus, sachant que je n’avais pas encore retiré, et qu’en République Tchèque la monnaie n’est pas l’euro, mais la couronne tchèque, c’est assez handicapant. J’ai ensuite essayé de prendre un bus qui n’a pas voulu de moi, car j’avais un ticket de bus et que lui vendait des tickets spéciaux, et puis j’ai finalement réussi à trouver un bus. Bus qui m’a amené au métro, où j’ai ensuite du descendre pour prendre un tram pour enfin arriver. Et alors arriver où? Arriver chez le colocataire d’un copain tchèque d’une très bonne copine de Bordeaux. Oui, Prague fut une grande aventure. Une fois arrivée j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir que  Thomas avait aussi 4 chiens, qui sont absolument mignons, mais dans un appartement de 60 m3, ça fait beaucoup 4 chiens. Bref, le premier soir on a pas mal discuté, et de façon assez générale avec Thomas on a beaucoup discuté parce que nos échanges étaient plutôt constructifs. On a aussi fait une balade nocturne dans Prague où il m’a notamment montré l’horloge astronomique de Prague.

Le mardi, Thomas m’a emmené voir ses amis, car il devait passer chez eux pour leur déposer quelque chose et ça m’a permis aussi de visiter rapidement différents quartiers de Prague et surtout d’avoir une vue sur le vieux Prague depuis la colline Est, et c’est plutôt beau. Ensuite on est allé manger Vietnamien, parce que c’est trop bon et c’est vegan. Et j’ai passé toute l’après-midi à me promener dans la vieille ville. Je suis ensuite rentrée à la maison, parce que Thomas devait repartir et que pendant tout mon séjour à Prague on avait seulement une clé pour 2. J’en ai profité pour me reposer et pour lire. Le soir, on est allé boire verre dans un bar plutôt sympa sur les hauteurs de Prague.

Le mercredi, je suis allée visiter le château de Prague et la partie de la vieille ville de Prague qui est de l’autre côté de la rivière. Je n’ai pas visité l’intérieur du château, mais juste les parties auxquels j’avais gratuitement accès, ce qui est déjà pas mal vu la taille du château. J’ai ensuite mangé dans un petit restaurant vegan trop mignon, où j’en ai profité pour regarder quoi faire de mon après-midi. Je suis ensuite redescendue par le pont Charles, aussi appelé: Mánesův Most, et je me suis promenée dans des parties de la vieille ville que je n’avais pas encore vues. Et à 18h30, je suis allé au cinéma pour aller voir « Juste la fin du monde », le dernier film de Xavier Dolan que je n’avais pas pu voir ni en Lettonie ni aux Pays-Bas puisqu’il n’était toujours pas sorti à ma grande tristesse. Bien sûr le film était absolument génial, je le conseille évidemment. Je suis ensuite rentrée à la maison, et avec Thomas on est partie pour une ballade géante dans Prague de nuit.

Le jeudi, je me suis levée assez tard, je commençais à être vraiment très fatiguée de mon voyage. Après un bon thé, nous sommes partis manger indien avec Thomas, parce qu’il voulait me montrer un super resto, qui était effectivement super bon. Ensuite, je suis partie en grande visite du musée d’Art de Prague, j’ai suivi les conseils de Thomas et je suis allé à Národní galerie v Praze du Veletržní palác, de l’autre côté de la rivière. La « galerie » qui est plutôt grande quand même, est située dans un grand bâtiment rectangulaire. L’ambiance du musée était très bizarre, l’air était très pesant. Je suis allé voir l’exposition permanente sur l’art international au 19e, 20e et 21e siècle et l’Art Tchèque de l’époque Moderne à nos jours, qui même s’il n’y avait pas une quantité monumentale d’oeuvre était plutôt bien faite et intéressante. Je suis aussi allé voir une exposition faite par de jeunes artistes tchèques qui s’appelait Against Nature, où là par contre je n’ai absolument rien compris pour être honnête. Il y avait aussi une exposition sur Alfons Mucha, un peintre tchèque très très connu, où étaient exposés 20 gigantesques toiles représentant l’histoire des esclaves et des civilisations.

Journey en Europe (part. 3)

Une fois enfin arrivée à l’auberge, je suis allé déposer mes affaires dans ma chambre, et j’ai commencé une très longue discussion avec un mexicain et le néerlandais qui était en charge de l’accueil de l’auberge, en buvant mon thé. Ce que je préfère dans le fait de loger en auberge, c’est que l’on rencontre beaucoup de personnes, qui viennent d’absolument partout, avec qui on peut échanger sur plein de sujets. Donc ce mexicain, qui était honnêtement un peu bizarre, était végétarien et depuis peu pratiquait le yoga; et ce néerlandais était bouddhiste et happiness coach, et en plus de ça il était en train d’écrire un livre sur l’impact qu’a le marketing sur nos vies (avec l’idée de l’énorme nombre de pubs que l’on voit par jour par exemple). La discussion à beaucoup tourner autour du concept d’identité, en disant que personne n’est seulement défini par l’endroit d’où il vient, et je leur expliquais ce qu’être français était pour moi. L’idée amenée par le néerlandais était que  le fait de se définit, notamment par son identité, pose des limites à la personne que l’on ait. On a ensuite discuté de la conscience des molécules, et donc de l’univers, et comment ces consciences peuvent impacter nos vies. Voilà un tout petit aperçu de ce dont on a discuté et argumenté pendant au moins 3-4h.

Le lendemain, je me suis levée, j’ai pris toutes mes affaires et je suis partie en direction du marché des fleurs, que je pensais n’avoir pas visité, mais en fait si, et j’ai en fait passé toute la journée à me promener dans la ville à pied. J’ai aussi malheureusement et sans le vouloir traversé le quartier rouge. Même si je pense que la situation de prostitué est probablement meilleure quand elle est régulée, le fait d’avoir accès aussi facilement à ce genre de chose me dérange, et le fait d’exposer des femmes presque nues dans des vitrines aux yeux de tous me dérange encore plus et surtout m’énerve. Les touristes pour la plupart trouvent ça amusant, je trouve extrêmement irrespectueux envers l’image de la femme, et pour ces femmes qui sont dans ses vitrines en pleine rue.

Je suis ensuite allé à la station de bus, qui est un petit peu à l’extérieur d’Amsterdam pour aller à Groningen. Mais enfin Juliette, pour tu es allé à Groningen? Et bien tout simplement parce que choisir d’aller à Amsterdam le week-end du 11 Novembre ce n’est pas la meilleure idée du monde, surtout quand on refuse de s’organiser. Du coup toutes les auberges étaient pleines, et la nuit en auberge était à 100€ (en dortoir, oui oui), et pour les hôtels et bien il n’y avait plus rien. Du coup j’ai fui direction Eindhoven où habite un copain de Bordeaux qui est aussi à KEDGE. Je suis arrivée assez tard et surtout plutôt épuisée, mais Ulysse est venu gentiment me chercher à la gare. On a passé une soirée plutôt calme avec d’autres gens de KEDGE que je ne connaissais pas à discuter. C’est intéressant de voir ce que les autres kedgeurs pensent de l’école et de leurs destinations, de comment ça se passe les cours, etc. Le lendemain j’ai visité la très mignonne ville d’Eindhoven, qui est absolument trop choupi, avec des maisons en briques, des grands parcs et des petites boutiques trop mignonnes. Le soir on a voulu sortir, mais comme j’étais absolument épuisée finalement on a regardé Le monde de Dory, qui est absolument génial et que je conseille à tous, les petits comme les grands. Je pense que mon dimanche a été le jour le moins constructif de tout mon voyage puisque je ne suis même pas sortie de la maison, il pleuvait à torrents et il faisait plutôt froid, du coup on a passé la journée à la maison.

Lundi j’ai pris un train direction Amsterdam, pour aller prendre mon avion.  J’ai aussi mangé une dernière fois avec Paul, que je ne reverrais pas sûrement avant très longtemps. Je me suis promené pendant 2-3 heures dans la ville à la recherche de vêtements chouettes dans les friperies, mais je n’ai rien trouvé. Et puis finalement j’ai pris le train en direction de Schipol, l’aéroport, pour prendre mon avion pour Prague. On a décollé vers 18h, et je me suis endormie avant le décollage, comme d’habitude!

Journey en Europe (part. 2)

Pour mon premier jour à Amsterdam, déjà je ne me suis pas levée trop tôt, vu que j’étais bien fatiguée du voyage de la veille, et une fois levée j’ai pris mon temps et je me suis un peu organisée. Du coup j’avais décidé de faire le Musée d’Art Modern, aussi appelé le Stedelijk Museum.

Je ne sais pas ce qu’ont les Néerlandais avec l’Art Moderne mais ils sont plutôt doués tout de même, ou alors les sujets dont ils traitent m’intéressent beaucoup plus que ceux qui sont traités par les artistes français/que je connais. Une autre chose absolument géniale, qui rend ce musée absolument intéressant, c’est que des audioguides sont disponibles gratuitement, et en plus d’être liés aux oeuvre sprincipales, ils sont aussi liés aux pièces, ce qui permet de comprendre le thème de chaque pièce et de mieux comprendre chaque oeuvre. L’exposition permanente du musée était sur l’évolution dans le temps de l’Art Moderne aux Pays-Bas, évidemment. Il y avait aussi une exposition qui s’appelait Dream out Loud – Designing for Tomorrow’s Demand, qui traitait de… comment designer et construire les choses dont on a besoin aujourd’hui où dont on va avoir besoin dans le future pour qu’elles soient aussi efficaces que possible tout en étant respectueuse de la planète, en gros. Et bien sûr, ça ça m’intéresse beaucoup, beaucoup, beaucoup. Les oeuvres choisies avaient été sélectionnées, et je crois sont encore sélectionnés, parmi des oeuvres envoyés par des artistes et étudiants et n’importe qui du monde entier. Une des oeuvres qui m’a le plus touchée, et amusée était un livre qui s’appelle « The In Vitro Meat CookBook » qui parlait de l’impact de la consommation de viande, et des choses absolument immondes que l’on mange, et quelles sont les différentes solutions pour le futur de manger de la viande. Une autre oeuvre qui m’a beaucoup marquée, et qu’en fait je connaissais déjà, c’est une bague qui contient 1000 m3 de brouillard de pollution, qui a été traité par la Smog Tower créée par le Studio Roosegaarde à Rotterdam. Pour faire simple, à Rotterdam a été construit un bâtiment qui permet de traité la pollution de l’air pour le « dépolluer ».

Après cette visite qui en fait était plutôt éprouvante, je suis allé manger un morceau et acheter une bouteille d’eau avant d’aller affronter le musée Van Gogh. Et je choisis le mot « affronter » avec soin. J’ai été très déçue par le musée Van Gogh, je connaissais déjà Van Gogh, son histoire, ses oeuvres, etc. Et donc le musée m’a en fait juste permis de voir les oeuvres en vrai, et c’est tout. Et j’ai trouvé ça plutôt décevant. Bon je ne vais pas être totalement négative, en soit le musée est intéressant, raconte bien la vie de Van Gogh en expliquant ses évolutions de techniques et pourquoi, en mettant aussi en avant les gens qui l’ont le plus impacté, etc. C’est aussi plutôt intéressant de voir les oeuvres en vrai, c’est même plutôt impressionnant. Et ça m’a aussi permis de confirmé ma théorie sur le fait que Van Gogh était homosexuel dans une époque où c’était plutôt compliqué et c’est pour ça qu’il a fui les Pays-Bas, ce qui au final ne l’a pas particulièrement aidé, voilà. Je sais qu’il y a un débat à ce propos, mais pour ma part mon avis est officiellement arrêté.

Après ce musée qui m’a donc quand même un peu déçue, je suis rentrée jusqu’à a gare Centrale tout en me promenant (sous la pluie..) dans la ville où il faisait déjà nuit. Amsterdam est quand même une ville très belle en soi, si l’on fait exception des touristes et des touristes pour la drogue. J’en ai aussi profité pour prendre du recul sur mon voyage, bon oui au bout de 2 jours, mais ça n’arrive pas tous les jours d’arriver dans un pays où l’on se sent totalement chez soit. Je vais me répéter plusieurs fois à ce propos, mais la culture néerlandaise est une culture qui me correspond beaucoup, et le fait de voir qu’il existe en fait des gens qui font aussi attention à la planète et aux autres, ça fait toujours du bien au moral. J’ai fini par arriver à la gare, où j’ai pris le tram pour rentrer à la maison. Et comme j’étais avec Paul, il m’a emmené je ne sais pas trop où dans Amsterdam pour boire un verre, et il y avait de la Chouffe!! Bref, on a passé une plutôt bonne soirée, comme on avait l’habitude de faire au Cambodge.

Le lendemain je suis allée au EYE Film Museum, qui n’est en fait pas un musée du film, mais un centre de cinéma avec quelques expos dans un bâtiment super design. Il a fallu que je traverse le canal principal derrière la gare, ça permet d’avoir une vue totalement différente d’Amsterdam. J’ai commencé par aller voir l’expo temporaire, qui s’appelait Celluloid, qui était faites par des artistes internationaux et qui travaillait sur la pellicule et son utilisation. C’était plutôt particulier mais j’ai beaucoup aimé. Ensuite je suis allée voir l’exposition permanente sur l’histoire du cinéma qui retrace rapidement l’évolution des appareils utilisés pour filmer, et qui aussi donne accès aux archives du musée, ce qui est absolument génial. Ensuite je suis retournée de l’autre côté du canal, vers le centre d’Amsterdam, et après avoir mangé vietnamien/japonais, je suis allé au NEMO, musée des Sciences. Le NEMO est une sorte de musée très interactif, principalement pour enfant, un peu dans le même esprit que Cap Sciences. C’est très ludique, mais on apprend quand même beaucoup. J’ai fait quelques tests assez rigolos, notamment des tests de personnalité et d’observation plutôt chouette. Et alors ensuite j’ai voulu rentre à l’appartement, et là, c’est le drame, il pleuvait à torrents! Du coup j’ai marché aussi vite que possible jusqu’à la gare, puis depuis l’arrêt de tram à la maison. Ensuite j’ai du packer mes affaires puisque je dormais le soir même en auberge vu que Paul (le copain qui me logeait, pas mon frère) repartait sur Lille pour le week-end. Du coup je suis repartie, un peu moins sous la pluie en direction de mon auberge, que j’ai cherchée un petit moment avant de trouver!

Journey en Europe (part. 1)

Et donc, comme je suis absolument incapable de rester plus de 1 mois au même endroit, je suis parti en voyage pendant 13 jours en Europe, voilà. On ne m’appelle Juliette la voyageuse pour rien.

J’ai donc commencé mon voyage très tôt, puisque j’ai décollé à 7h20 de Riga direction Eindhoven, aux Pays-Bas. Mais pourquoi je n’ai pas pris un vol Riga — Amsterdam ? Tout simplement parce que c’est 2 voir 3 fois plus cher voilà. Je suis arrivée à Eindhoven vers 8h30 (1h de moins qu’à Riga, donc la même heure qu’en France), et j’ai pris le bus direction la gare/centre-ville, oui parce que comme la ville n’est pas très grande, bah c’était au même endroit. Une fois à la gare, j’ai retrouvé un letton qui avait vainement essayé de m’aider parce que je n’arrivais pas à prendre de ticket de bus à la machine à l’aéroport. Lui aussi voulait aller à Amsterdam, et je lui ai donné ma super technique de prendre un bus Eindhoven — Amsterdam, pour 5€, bien moins cher que les trains intercity néerlandais à 20€. Après être passé à l’office du tourisme, on est parti en direction du centre-ville, à la recherche de quelque chose à manger. Une fois des fruits et un café acheté on s’est assis devant l’église en plein centre de la ville historique, pour prendre notre petit déjeuner tranquillement. Une fois rassasiés, nous avons décidé de visiter l’église, puisque l’on était devant, autant en profiter. Et ce fut une très belle surprise ! En plus du fait qu’elle est très mignonne dans un style gothique un peu farfelu, car rénovée et réaménagée plusieurs fois au cours du temps, et de l’orgue absolument impressionnant avec ses anges sculptés, les vitraux étaient pour le moins originaux. En effet, il y avait 3 types de vitraux différents : des vitraux traditionnels, comme on voit habituellement dans les églises, des vitraux avec des visages très similaires à ceux de notre époque et très représentatifs et des vitraux types Art moderne avec des couleurs plutôt vives. C’était la première fois que je voyais des vitraux revisités comme ça, et c’est très beau, en plus d’être plutôt amusant.

On s’est ensuite dirigés vers le musée d’Art moderne, en se disant qu’il fallait bien tuer le temps puisque notre bus était à 15h30 et qu’il n’était que 9h. Et bien quelle bonne idée, puisqu’en plus d’être situé dans un bâtiment très original et étonnement beau, le musée d’Art moderne était absolument génial, alors qu’habituellement j’ai quand même plutôt du mal avec l’Art moderne pour être honnête. Et pour ce voyage j’ai fait quelque chose de nouveau, j’ai écrit mon ressenti dans mon journal tout au long de mon voyage, du coup je vais le chercher de ce pas, et ce sera plus simple pour moi de me souvenir de ce que j’ai exactement pensé de ce musée. Donc, pour la petite introduction tardive, Eindhoven est une « petite » ville industrielle qui possède un port plutôt important. Donc, le musée d’Art moderne a en fait été construit par un riche industriel (vous commencez à voir l’utilité du journal ?), qui en plus de payer pour la construction a aussi acheté les premières œuvres du musée. L’exposition principale était découpée selon les époques, en commençant à la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’à nos jours. L’idée principale du musée était de mettre en avant l’art réactionnaire, de montrer la réaction des artistes en fonction des grands événements de l’histoire. Ce qui m’a le plus marqué de ce musée c’est la salle consacrée à la discrimination des femmes artistes qui n’étaient que très peu reconnues et quasiment pas exposées, principalement aux USA. La salle contenait des panneaux de propagandes, de fausses pubs et de statistiques avec des slogans provocateurs. Le plus étonnant pour moi, c’est que ces femmes-là se comparaient aux noirs, elles se sentaient rejetées comme si elles avaient été des personnes de couleurs et voyaient ce rejet comme une sorte de racisme. Ce qui est en fait totalement justifiable puisqu’à l’époque d’après leurs statistiques les personnes de couleurs étaient autant rejetées que les femmes, et de fait ces femmes-là militaient aussi pour les personnes de couleurs. Une autre œuvre très intéressante aussi était un très long (dans le sens longueur) tableau qui représentait l’impact qu’avaient eu les manifestations au cours de l’Histoire. L’œuvre s’appelait « Do you hear the people sing?« , et notamment il était représenté les réactions violentes des cités à la suite de la mort de Zyad et Bouna. J’ai été plutôt étonnée de voir que cet événement avait été entendu jusqu’aux Pays-Bas. De manière plus générale, ce musée était très intéressant, avec des expos très classiques sur l’évolution de l’art aux Pays-Bas et aussi avec des expos sur des thèmes très intéressants qui me tiennent à cœur.

Il a ensuite été l’heure de manger, et je suis allée m’installer dans un petit restaurant plus ou moins vegan, qui s’appelle The Happiness Café, pour de vrai. En mangeant j’en ai profité pour écrire mon petit journal, et surtout pour faire un point sur à quel point les Pays-Bas avaient déjà l’air de me correspondre. Ici on se déplace en vélo (bon je déteste faire du vélo, mais on ne peut pas nier son côté pratique), les maisons sont très mignonnes, tout est dans un style un peu scandinave et alors le design scandinave j’adore ! On fait aussi attention à la planète, à ses déchets, à comment on consomme et ce que l’on consomme. Enfin, après c’est petite pause, on a continué à se promener dans Eindhoven en attendant 15h30, l’heure de notre bus pour Amsterdam. On est arrivé vers 18h à Amsterdam, mais pas dans le centre forcément puisque l’on avait pris le bus, mais à un arrêt de tram. J’ai donc pris le tram (ou le métro parce que c’est pas très clair leur histoire), et je suis allée jusqu’à la gare Centrale, où j’en ai profité pour acheter mon billet iamsterdam qui permet d’avoir accès aux musées principaux d’Amsterdam pour beaucoup moins cher, et aussi d’avoir les transports en commun illimités. J’ai ensuite essayé de comprendre quel bus/tram je devais prendre pour aller chez un copain qui me logeait pour le début de mon séjour. Après quelques petites péripéties, j’ai cherché pendant 5 minutes l’appartement 328 alors que je devais aller au 323… J’ai fini par arriver ! Alors chez qui ai-je logé ? Parce que ça mérite ça petite histoire aussi tout de même. J’ai logé chez Paul, un copain que j’ai rencontré au Cambodge, qui fait son stage de fin d’études à Amsterdam, et qui quand je lui ai dit que j’allais venir, m’a proposé de m’héberger. Après nous être raconté nos vies en buvant des bières, faisant les courses, faisant une salade, j’ai finis par aller me coucher, parce que je m’étais quand même levée à 5h30 et à un moment il fallait bien que je sois fatiguée.