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Journey en Europe (part. 3)

Une fois enfin arrivée à l’auberge, je suis allé déposer mes affaires dans ma chambre, et j’ai commencé une très longue discussion avec un mexicain et le néerlandais qui était en charge de l’accueil de l’auberge, en buvant mon thé. Ce que je préfère dans le fait de loger en auberge, c’est que l’on rencontre beaucoup de personnes, qui viennent d’absolument partout, avec qui on peut échanger sur plein de sujets. Donc ce mexicain, qui était honnêtement un peu bizarre, était végétarien et depuis peu pratiquait le yoga; et ce néerlandais était bouddhiste et happiness coach, et en plus de ça il était en train d’écrire un livre sur l’impact qu’a le marketing sur nos vies (avec l’idée de l’énorme nombre de pubs que l’on voit par jour par exemple). La discussion à beaucoup tourner autour du concept d’identité, en disant que personne n’est seulement défini par l’endroit d’où il vient, et je leur expliquais ce qu’être français était pour moi. L’idée amenée par le néerlandais était que  le fait de se définit, notamment par son identité, pose des limites à la personne que l’on ait. On a ensuite discuté de la conscience des molécules, et donc de l’univers, et comment ces consciences peuvent impacter nos vies. Voilà un tout petit aperçu de ce dont on a discuté et argumenté pendant au moins 3-4h.

Le lendemain, je me suis levée, j’ai pris toutes mes affaires et je suis partie en direction du marché des fleurs, que je pensais n’avoir pas visité, mais en fait si, et j’ai en fait passé toute la journée à me promener dans la ville à pied. J’ai aussi malheureusement et sans le vouloir traversé le quartier rouge. Même si je pense que la situation de prostitué est probablement meilleure quand elle est régulée, le fait d’avoir accès aussi facilement à ce genre de chose me dérange, et le fait d’exposer des femmes presque nues dans des vitrines aux yeux de tous me dérange encore plus et surtout m’énerve. Les touristes pour la plupart trouvent ça amusant, je trouve extrêmement irrespectueux envers l’image de la femme, et pour ces femmes qui sont dans ses vitrines en pleine rue.

Je suis ensuite allé à la station de bus, qui est un petit peu à l’extérieur d’Amsterdam pour aller à Groningen. Mais enfin Juliette, pour tu es allé à Groningen? Et bien tout simplement parce que choisir d’aller à Amsterdam le week-end du 11 Novembre ce n’est pas la meilleure idée du monde, surtout quand on refuse de s’organiser. Du coup toutes les auberges étaient pleines, et la nuit en auberge était à 100€ (en dortoir, oui oui), et pour les hôtels et bien il n’y avait plus rien. Du coup j’ai fui direction Eindhoven où habite un copain de Bordeaux qui est aussi à KEDGE. Je suis arrivée assez tard et surtout plutôt épuisée, mais Ulysse est venu gentiment me chercher à la gare. On a passé une soirée plutôt calme avec d’autres gens de KEDGE que je ne connaissais pas à discuter. C’est intéressant de voir ce que les autres kedgeurs pensent de l’école et de leurs destinations, de comment ça se passe les cours, etc. Le lendemain j’ai visité la très mignonne ville d’Eindhoven, qui est absolument trop choupi, avec des maisons en briques, des grands parcs et des petites boutiques trop mignonnes. Le soir on a voulu sortir, mais comme j’étais absolument épuisée finalement on a regardé Le monde de Dory, qui est absolument génial et que je conseille à tous, les petits comme les grands. Je pense que mon dimanche a été le jour le moins constructif de tout mon voyage puisque je ne suis même pas sortie de la maison, il pleuvait à torrents et il faisait plutôt froid, du coup on a passé la journée à la maison.

Lundi j’ai pris un train direction Amsterdam, pour aller prendre mon avion.  J’ai aussi mangé une dernière fois avec Paul, que je ne reverrais pas sûrement avant très longtemps. Je me suis promené pendant 2-3 heures dans la ville à la recherche de vêtements chouettes dans les friperies, mais je n’ai rien trouvé. Et puis finalement j’ai pris le train en direction de Schipol, l’aéroport, pour prendre mon avion pour Prague. On a décollé vers 18h, et je me suis endormie avant le décollage, comme d’habitude!

Journey en Europe (part. 1)

Et donc, comme je suis absolument incapable de rester plus de 1 mois au même endroit, je suis parti en voyage pendant 13 jours en Europe, voilà. On ne m’appelle Juliette la voyageuse pour rien.

J’ai donc commencé mon voyage très tôt, puisque j’ai décollé à 7h20 de Riga direction Eindhoven, aux Pays-Bas. Mais pourquoi je n’ai pas pris un vol Riga — Amsterdam ? Tout simplement parce que c’est 2 voir 3 fois plus cher voilà. Je suis arrivée à Eindhoven vers 8h30 (1h de moins qu’à Riga, donc la même heure qu’en France), et j’ai pris le bus direction la gare/centre-ville, oui parce que comme la ville n’est pas très grande, bah c’était au même endroit. Une fois à la gare, j’ai retrouvé un letton qui avait vainement essayé de m’aider parce que je n’arrivais pas à prendre de ticket de bus à la machine à l’aéroport. Lui aussi voulait aller à Amsterdam, et je lui ai donné ma super technique de prendre un bus Eindhoven — Amsterdam, pour 5€, bien moins cher que les trains intercity néerlandais à 20€. Après être passé à l’office du tourisme, on est parti en direction du centre-ville, à la recherche de quelque chose à manger. Une fois des fruits et un café acheté on s’est assis devant l’église en plein centre de la ville historique, pour prendre notre petit déjeuner tranquillement. Une fois rassasiés, nous avons décidé de visiter l’église, puisque l’on était devant, autant en profiter. Et ce fut une très belle surprise ! En plus du fait qu’elle est très mignonne dans un style gothique un peu farfelu, car rénovée et réaménagée plusieurs fois au cours du temps, et de l’orgue absolument impressionnant avec ses anges sculptés, les vitraux étaient pour le moins originaux. En effet, il y avait 3 types de vitraux différents : des vitraux traditionnels, comme on voit habituellement dans les églises, des vitraux avec des visages très similaires à ceux de notre époque et très représentatifs et des vitraux types Art moderne avec des couleurs plutôt vives. C’était la première fois que je voyais des vitraux revisités comme ça, et c’est très beau, en plus d’être plutôt amusant.

On s’est ensuite dirigés vers le musée d’Art moderne, en se disant qu’il fallait bien tuer le temps puisque notre bus était à 15h30 et qu’il n’était que 9h. Et bien quelle bonne idée, puisqu’en plus d’être situé dans un bâtiment très original et étonnement beau, le musée d’Art moderne était absolument génial, alors qu’habituellement j’ai quand même plutôt du mal avec l’Art moderne pour être honnête. Et pour ce voyage j’ai fait quelque chose de nouveau, j’ai écrit mon ressenti dans mon journal tout au long de mon voyage, du coup je vais le chercher de ce pas, et ce sera plus simple pour moi de me souvenir de ce que j’ai exactement pensé de ce musée. Donc, pour la petite introduction tardive, Eindhoven est une « petite » ville industrielle qui possède un port plutôt important. Donc, le musée d’Art moderne a en fait été construit par un riche industriel (vous commencez à voir l’utilité du journal ?), qui en plus de payer pour la construction a aussi acheté les premières œuvres du musée. L’exposition principale était découpée selon les époques, en commençant à la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’à nos jours. L’idée principale du musée était de mettre en avant l’art réactionnaire, de montrer la réaction des artistes en fonction des grands événements de l’histoire. Ce qui m’a le plus marqué de ce musée c’est la salle consacrée à la discrimination des femmes artistes qui n’étaient que très peu reconnues et quasiment pas exposées, principalement aux USA. La salle contenait des panneaux de propagandes, de fausses pubs et de statistiques avec des slogans provocateurs. Le plus étonnant pour moi, c’est que ces femmes-là se comparaient aux noirs, elles se sentaient rejetées comme si elles avaient été des personnes de couleurs et voyaient ce rejet comme une sorte de racisme. Ce qui est en fait totalement justifiable puisqu’à l’époque d’après leurs statistiques les personnes de couleurs étaient autant rejetées que les femmes, et de fait ces femmes-là militaient aussi pour les personnes de couleurs. Une autre œuvre très intéressante aussi était un très long (dans le sens longueur) tableau qui représentait l’impact qu’avaient eu les manifestations au cours de l’Histoire. L’œuvre s’appelait « Do you hear the people sing?« , et notamment il était représenté les réactions violentes des cités à la suite de la mort de Zyad et Bouna. J’ai été plutôt étonnée de voir que cet événement avait été entendu jusqu’aux Pays-Bas. De manière plus générale, ce musée était très intéressant, avec des expos très classiques sur l’évolution de l’art aux Pays-Bas et aussi avec des expos sur des thèmes très intéressants qui me tiennent à cœur.

Il a ensuite été l’heure de manger, et je suis allée m’installer dans un petit restaurant plus ou moins vegan, qui s’appelle The Happiness Café, pour de vrai. En mangeant j’en ai profité pour écrire mon petit journal, et surtout pour faire un point sur à quel point les Pays-Bas avaient déjà l’air de me correspondre. Ici on se déplace en vélo (bon je déteste faire du vélo, mais on ne peut pas nier son côté pratique), les maisons sont très mignonnes, tout est dans un style un peu scandinave et alors le design scandinave j’adore ! On fait aussi attention à la planète, à ses déchets, à comment on consomme et ce que l’on consomme. Enfin, après c’est petite pause, on a continué à se promener dans Eindhoven en attendant 15h30, l’heure de notre bus pour Amsterdam. On est arrivé vers 18h à Amsterdam, mais pas dans le centre forcément puisque l’on avait pris le bus, mais à un arrêt de tram. J’ai donc pris le tram (ou le métro parce que c’est pas très clair leur histoire), et je suis allée jusqu’à la gare Centrale, où j’en ai profité pour acheter mon billet iamsterdam qui permet d’avoir accès aux musées principaux d’Amsterdam pour beaucoup moins cher, et aussi d’avoir les transports en commun illimités. J’ai ensuite essayé de comprendre quel bus/tram je devais prendre pour aller chez un copain qui me logeait pour le début de mon séjour. Après quelques petites péripéties, j’ai cherché pendant 5 minutes l’appartement 328 alors que je devais aller au 323… J’ai fini par arriver ! Alors chez qui ai-je logé ? Parce que ça mérite ça petite histoire aussi tout de même. J’ai logé chez Paul, un copain que j’ai rencontré au Cambodge, qui fait son stage de fin d’études à Amsterdam, et qui quand je lui ai dit que j’allais venir, m’a proposé de m’héberger. Après nous être raconté nos vies en buvant des bières, faisant les courses, faisant une salade, j’ai finis par aller me coucher, parce que je m’étais quand même levée à 5h30 et à un moment il fallait bien que je sois fatiguée.